Le logement des vaches taries influence directement leur ingestion alimentaire.
Une vache tarie mal logée mangera moins.
Son état corporel et sa santé se dégraderont rapidement. L’impact négatif se poursuivra après le vêlage.
Limiter les obstacles à l’ingestion
La qualité du sol
Un sol glissant constitue un risque élevé pour les vaches taries. La combinaison sol glissant et marche haute augmente le risque de chutes. Les vaches limitent leurs déplacements par peur de glisser.
Pensez à équiper vos espaces pour vaches taries de litière en quantité suffisante et de tapis dans les couloirs de circulation si vous êtes en systèmes logettes.
Des lésions podales peuvent apparaître à long terme.
Vous pouvez systématiser un parage avant chaque entrée dans le lot des taries.
De la place à l’auge
L’espace à l’auge doit être suffisant pour chaque animal. Les vaches taries nécessitent minimum 75 cm par animal. Un espace insuffisant génère une compétition accrue et réduit l’ingestion.
Gardez une place à l’auge par vache tarie présente, en comptant bien 75 cm par animal.
Pas de marche entre l’auge et l’aire de repos
La marche d’accès à l’auge représente un obstacle majeur. Les vaches en fin de gestation se déplacent difficilement. La hauteur maximale recommandée d’une marche est de 15 cm. Une vache qui se déplace moins est une vache qui a moins accès à la ration !
Evitez de loger des vaches taries dans des logements avec des marches de plus de 15 cm.
Un espace suffisant et confortable pour manger, se coucher et circuler
La zone de couchage influence directement le repos et l’ingestion. Un paillage insuffisant rend les vaches sales et inconfortables. Moins de repos entraîne moins d’ingestion et moins de rumination.
Paillez en conséquence les espaces de repos !
Une aire paillée de 10 m² par vache assure un confort optimal. La largeur des couloirs doit atteindre 3,5 mètres minimum.
Offrez de l’espace à vos vaches taries !
Conséquences d’un logement inadapté en vaches taries
Certaines vaches maigrissent excessivement. Le remplissage ruminal diminue significativement. Les notes d’état corporel deviennent hétérogènes dans le troupeau.
Les marqueurs métaboliques révèlent un déficit énergétique important. Après vêlage, les cétoses se multiplient. Les performances laitières chutent dès le début de lactation.
Retrouvez ici en photos un logement optimal pour vaches taries.
Conclusion
Le logement des vaches taries conditionne leur capacité d’ingestion et leur immunité. Un investissement judicieux dans les infrastructures garantit une meilleure rentabilité. La performance en lactation commence par un tarissement dans des conditions optimales.
Retrouvez nos conseils pour réaliser une bonne ration de préparation au vêlage.
En cas de besoin, rapprochez-vous de votre conseiller d’élevage ou nutritionniste indépendant.
